🙏 Mains jointes : signification de l'emoji
L'emoji 🙏 mains jointes veut dire « merci » ou « s'il vous plaît » dans la plupart des messages. Il sert aussi à signaler une prière, un espoir ou une excuse. Son dessin est parfois lu à tort comme deux mains qui se tapent dans la paume, mais ce n'est pas son sens d'origine.
Nom officiel et histoire du 🙏
Le Consortium Unicode l'appelle « folded hands ». Son identifiant est U+1F64F et il figure dans Unicode 6.0, sorti en 2010. Il provient des jeux d'emojis japonais, où le geste des paumes pressées l'une contre l'autre accompagne une demande ou un remerciement : on s'en sert pour dire « je vous en prie » ou « merci beaucoup », sans connotation religieuse particulière. La documentation d'Unicode le range d'ailleurs parmi les gestes de personnes, et non parmi les symboles religieux.
Merci, s'il vous plaît, je prie
En France, l'usage le plus courant est la gratitude : « merci pour ton aide 🙏 ». Vient ensuite la supplique polie, qui renforce une demande (« tu peux relire mon CV ce soir 🙏 »). Pour les croyants, il accompagne naturellement une prière ou un soutien spirituel : « on prie pour ta mère 🙏 ». Il exprime aussi l'espoir, proche du « je croise les doigts » : avant un résultat d'examen ou un entretien, on l'envoie pour conjurer le sort. Dans le yoga et les cultures d'Asie du Sud, il évoque le salut « namasté ».
Confusions et usages détournés
Pendant des années, une partie des internautes y a vu un « high five », deux personnes qui se tapent dans la main. Le reflet ou les rayons dessinés autour des mains sur certaines versions ont entretenu cette lecture, mais elle n'a jamais été le sens voulu. Autre détournement : l'excuse appuyée, parfois ironique (« désolé d'exister 🙏 »). Sur les réseaux, 🙏 sert enfin de formule de clôture un peu solennelle, voire de marque de respect envers un créateur ou un artiste. Il n'a aucun double sens sexuel.
Affichage d'un appareil à l'autre
La plupart des plateformes montrent deux mains vues de côté, doigts serrés, parfois avec la manche du vêtement. Les versions plus anciennes, notamment celles qui ajoutaient des traits lumineux autour du geste, ont favorisé l'interprétation du « tape m'en cinq ». Comme pour les autres gestes, vous pouvez choisir une couleur de peau parmi six options (la jaune par défaut et cinq nuances), ce qui modifie l'apparence sans changer le sens. WhatsApp reprend un dessin sobre et lisible.
Exemples d'utilisation
- « Merci d'avoir gardé les enfants hier 🙏 » : gratitude.
- « Résultats du bac demain 🙏🙏 » : espoir, superstition légère.
- « Courage à toute la famille 🙏 » : soutien dans un deuil.
- « Pardon pour le retard de réponse 🙏 » : excuse polie.
Doubler ou tripler le geste renforce la ferveur de l'espoir ou l'intensité du remerciement. Dans un message de condoléances, un seul 🙏 suffit : la sobriété y est plus respectueuse qu'une rangée d'emojis.
Combinaisons et gestes voisins
🙏❤️ unit gratitude et affection ; 🙏✨ ajoute une touche spirituelle ou bienveillante. Pour un espoir plus léger, les doigts croisés conviennent mieux. Le vrai « tape m'en cinq » n'existe pas en emoji, mais les mains levées (🙌) expriment la célébration et les applaudissements (👏) la félicitation. Pour une révérence, la personne s'inclinant (🙇) traduit des excuses ou un respect profond, plus formel que les simples mains jointes.
Questions fréquentes
🙏 est-ce un high five ?
Non. Le nom officiel est « folded hands », des mains jointes, et le geste vient de la culture japonaise où il accompagne remerciements et demandes. La lecture « tape m'en cinq » est née d'une ambiguïté du dessin. Elle reste minoritaire et peut créer des malentendus dans un message de condoléances.
Que répondre à un 🙏 ?
Si l'emoji remercie, un « avec plaisir » ou un sourire suffit. S'il accompagne une demande, il attend une réponse sur le fond : oui, non ou un délai. Dans un contexte de deuil ou de maladie, un cœur ou un mot de soutien est plus adapté qu'un emoji joyeux.
Peut-on utiliser 🙏 si on n'est pas croyant ?
Oui. Dans l'usage courant, il signifie surtout merci ou s'il te plaît, sans dimension religieuse. Son origine japonaise est d'ailleurs celle d'un geste de politesse. Seul le contexte, par exemple une personne malade, peut le faire lire comme une prière.