Myriam, la prophétesse au tambourin
Myriam est la forme française de l'hébreu Miryam, que portait la sœur de Moïse et d'où vient aussi Marie. Son sens reste débattu : « aimée », d'après une racine égyptienne, est la piste la plus souvent retenue. Sa fête est celle de Marie : le 15 août.
Miryam, la sœur de Moïse
Dans la Bible hébraïque, Miryam est la fille d'Amram et de Yokébed, l'aînée d'une fratrie qui compte Moïse et Aaron. Le livre de l'Exode la présente comme prophétesse. Après le passage de la mer Rouge, elle prend un tambourin et entraîne les femmes d'Israël dans la danse, en chantant la victoire sur les chars de Pharaon. La tradition l'identifie aussi à la sœur anonyme qui surveille, parmi les roseaux du Nil, la corbeille où repose le petit Moïse. Le livre des Nombres raconte enfin qu'elle critiqua son frère et fut frappée d'une maladie de peau pendant sept jours, avant d'être guérie à la prière de Moïse.
Un sens toujours discuté
Les spécialistes ne s'accordent pas sur la signification de Miryam. L'hypothèse égyptienne, qui rattache le nom au verbe « aimer », est souvent jugée la plus solide, et c'est elle que retient Nominis en traduisant Myriam par « aimée ». D'autres lectures, fondées sur l'hébreu, y voient l'amertume ou la rébellion. Cette discussion, qui concerne aussi Marie et Mariam, est exposé en détail sur la page Marie. Un point ne fait pas débat : Myriam et Marie sont un seul et même nom : l'un garde la forme hébraïque, l'autre la forme grecque et latine.
Le caractère attribué à Myriam
Les recueils de prénoms dépeignent Myriam comme une femme de conviction, chaleureuse et entraînante, très attachée à l'équité et fidèle à ceux qu'elle aime. On lui prête aussi un tempérament artistique, notamment pour la musique. Le portrait s'inspire sans détour de la prophétesse qui chante et danse au bord de la mer. Aucune Myriam réelle n'y est décrite pour autant.
Fête de Myriam : le 15 août
Nominis rattache Myriam à Marie et lui attribue le 15 août, grande fête de l'Assomption. La prophétesse de l'Exode, elle, n'a pas de date dans le calendrier catholique courant. Les porteuses du prénom peuvent aussi choisir l'une des autres fêtes mariales, comme le 8 septembre, Nativité de la Vierge, ou le 8 décembre, Immaculée Conception. Dans les familles juives ou musulmanes, où le prénom est également donné, on ne fête pas les prénoms.
Popularité : l'âge d'or des années 1960
Les fichiers de l'Insee montrent un prénom très discret avant la Seconde Guerre mondiale. Myriam décolle ensuite rapidement : les naissances se multiplient pendant les années 1950 et le prénom culmine entre 1967 et 1971, en additionnant Myriam, Miriam et Myriame. Le recul, net dès le milieu des années 1970, reste ensuite progressif. Myriam ne disparaît pas pour autant : il est toujours donné chaque année jusqu'en 2021, et son déclin reste plus lent que celui de bien des prénoms nés en même temps.
Myriam et ses graphies
| Forme | Langue ou usage |
|---|---|
| Myriam | Français, forme la plus courante en France |
| Miriam | Hébreu transcrit, anglais, allemand, espagnol |
| Mirjam | Néerlandais, allemand, finnois |
| Myriame, Myriem | Graphies françaises plus rares |
| Mariam, Maryam | Araméen, arabe |
Le y de Myriam n'a aucune justification étymologique : l'hébreu se transcrit avec un i, mais la graphie en y est devenue l'usage en français. Mariam, forme arabe et araméenne, et Maya ou Manon, classées par Nominis dans la même famille, en sont des cousines.
Myriam et Miriam célèbres
Myriam El Khomri, née à Rabat en 1978, a été ministre du Travail de 2015 à 2017 et a porté la loi relative au travail adoptée en 2016, dite « loi El Khomri ». L'actrice Myriam Boyer, née à Lyon en 1948, est la mère du comédien Clovis Cornillac. Sous la graphie Miriam, la chanteuse sud-africaine Miriam Makeba, surnommée « Mama Africa », fut l'une des grandes voix contre l'apartheid et vécut trente ans en exil avant de rentrer dans son pays en 1990.
Numérologie de Myriam
| M | Y | R | I | A | M | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 4 | 7 | 9 | 9 | 1 | 4 | 34 |
L'addition donne 34, puis 3 + 4 = 7. Le nombre d'expression 7 correspond, en numérologie, à une personnalité réfléchie, tournée vers la connaissance et la vie intérieure. Écrit Miriam, le prénom remplace le Y (7) par un I (9) et totalise 36, soit 9. La même prophétesse change ainsi de nombre selon l'alphabet de la traduction, preuve que l'exercice reste symbolique.
Questions fréquentes
Myriam et Marie, est-ce le même prénom ?
Oui. Myriam reprend la forme hébraïque Miryam, portée par la sœur du libérateur d'Israël. Le grec l'a transcrit Mariam puis Maria, d'où le français Marie. Origine et sens discuté sont donc communs aux deux, « aimée » selon l'hypothèse la plus courante. C'est pourquoi Myriam se fête le 15 août.
Qui est Myriam dans la Bible ?
Aînée de la fratrie de Moïse et d'Aaron, Myriam joue un rôle clé dans l'Exode. L'Exode la qualifie de prophétesse : une fois la mer franchie, elle chante et danse au son du tambourin avec les femmes d'Israël. Le livre des Nombres rapporte aussi un conflit avec Moïse, à l'issue duquel elle est punie puis guérie.
Pourquoi Myriam s'écrit-il avec un y ?
Le y n'a pas de raison étymologique : l'hébreu donne Miryam, que la plupart des langues écrivent Miriam. En français, c'est pourtant la graphie Myriam qui s'est imposée dans l'usage. Miriam reste possible, mais les registres de l'Insee montrent qu'elle est nettement plus rare en France.